Amaxophobie : Peur de conduire

Si on m’avait dit il y a 1 an que je ferais ça ! Témoignage de Sabrina

« J’ai commencé ta formation il y a un an, après ma première crise d’amaxophobie, au mois d’août. Si avant même la formation, on m’avait dit : « Sabrina, l’année prochaine, tu verras, tu iras là où ça te fait peur et tu n’auras rien du tout et tu vas profiter, tu vas t’installer sur une terrasse et profiter de ta life », franchement, je ne l’aurais jamais cru. »

Voici un exemple de ce que tu peux faire pour passer à l’action, aller progressivement et voir ce que tu ressens, c’est ce qu’a fait Sabrina, qui offre ici son témoignage d’un exercice d’exposition réussi et qui montre le bénéfice d’un entraînement régulier. Elle a pu se retrouver au milieu d’une circulation dense, sans ressentir la moindre peur.

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Le témoignage de Sabrina :

Bonjour Éric ! Bonsoir plutôt !

C’est Sabrina. J’espère que tu vas bien. Je tenais juste à faire un petit bilan. Aujourd’hui, je suis retournée prendre la route à Marseille, avec d’énormes bouchons, mais vraiment de gros bouchons. J’ai fait ça exprès parce que pour moi, c’était un exercice un peu plus difficile au moment des heures de pointe, où il y a vraiment du stress, où tout le monde roule vite et n’importe comment. J’ai voulu faire ça exprès pendant l’heure de pointe avec de gros bouchons.

Franchement, en temps normal, j’aurais peut-être paniqué et je me serais enfuie. Mais là , j’étais cool, tranquille, comme si j’étais en vacances. Je n’ai pas pensé à avoir une panique, alors qu’en temps normal, j’aurais eu une panique. Pareil pour le retour, il y avait de gros embouteillages, mais je patientais comme tout le monde et j’ai mis un peu de musique et je pensais à plein de choses positives et je ne sais pas, la peur, elle n’est même pas venue devant moi. Ça ne m’a même pas effleuré l’esprit !

Je continue, comme chaque semaine, mes exercices comme celui-ci et la semaine prochaine je ne sais pas encore ce que je ferai, là aujourd’hui c’était un exercice un peu plus renforcé pour tester comment je réagis quand c’est un peu plus compliqué. Je vais essayer de tenter la semaine prochaine l’aéroport. Ou peut-être que j’irai sur une autre route que je ne connais pas, comme Saint-Tropez. Cannes ou Nice j’essaierai peut-être un peu plus tard parce que je ne suis pas bien prête, pas encore. Donc voilà !

J’essaie de progresser, mais petit-à-petit parce que c’est peut-être trop d’émotions en même temps. Aujourd’hui, j’ai fait du shopping, je me suis installée sur la terrasse, pour manger un sandwich.

Alors qu’il y a un an, tu m’aurais dit que je serais là sur une terrasse à Marseille, à je ne sais pas combien de kilomètres de chez moi sans avoir peur, je n’aurais jamais cru que ça puisse se passer.

J’ai commencé ta formation il y a un an, après ma première crise d’amaxophobie, au mois d’août.

Si avant même la formation, on m’avait dit : « Sabrina, l’année prochaine, tu verras, tu iras là où ça te fait peur et tu n’auras rien du tout et tu vas profiter, tu vas t’installer sur une terrasse et profiter de ta life » franchement, je ne l’aurais jamais cru.

Merci pour tout, Éric, vraiment! Je te souhaite une bonne soirée. Je t’envoie une photo qui te montre comment c’était dans les embouteillages.